Liberté, Egalité, Fraternité...

Islamisme superstar

L’immersion en milieu salafist n’a plus rien de nouveau, Mohamed Sifaoui, avec l’audace et le courage qui le caractérisent, l’ayant fait il y a quelques années. Un système archaïque qui fleure bon le temps des cavernes ne change pas, chaque enquête vient depuis s’accumuler sur un mille-feuilles de constats qui aujourd’hui paraît entrer dans le cadre d’une observation scatologique de l’islam comme un voyeurisme proctocolaire. On peut avoir parfois l’impression d’une gêne "voyeuriste". Disons-le franchement, depuis le temps que l’on connaît le problème posé par les adeptes de l’islamisme politique : pourquoi rien n’a-t-il été fait pour contrecarrer l’expansion du communautarisme ?

Le problème est posé médiatiquement depuis une dizaine d’année, une décade de status quo où l’homme moderne observe le Cro-Magnon islamique. Que penser de ces journalistes en quête de sensationnel? Je n’en ai pas le titre, mais nombre de mes « articles » parlent de cette hydre mortifère qu’est l’ouma sanguinaire, fantasme ou réalité? De ce fait, je me compte parmi ces plumeux aventureux. Ayant sur moi les stigmates de l’apparence de l’islam, jouerais-je finalement contre mon camp ? Ne sommes nous pas, tels deux fourmilières, irrémédiablement séparés et condamnés à la mise en concurrence jusqu’à disparition de l’un ou de l’autre, au profit du cerveau reptilien du plus fort ? A la lecture de mes lignes, moi-même je me dirais c’est le sinfein de l’ira islamique, le ramadan sans barbe qui s’exprime, méfions nous donc de mon verbe.




Je crois que ceux qui ont bonne mémoire sont sur le point de rupture. La lassitude aidant, nous glissons peu à peu vers une mobilisation des inconscients collectif et communautaire. A l’image du monde arabe qui a la fièvre, l’Europe, face à certaines conditions réunies, nous mène inexorablement vers une limite critique. Nos protections philosophiques suffiront-elles pour ne pas nous comporter comme l’évangéliste GI moyen qui pisse sur ses prises de guerre ? Ce Nous me semble à moi-même arrogant, je sens des forces magnétiques séparer un peu plus les continents.




Les islamistes ne me sont pas plus ou moins insupportable qu’hier. Mais depuis il y a eu le CFCM et le débat sur l’identité Française à quelques encâblures des bienfaits de la colonisation et de la menace du minaret vis-à-vis des racines planquées sous les clochers, je peux attester que tous les français que j’ai connus, convertis à l’islamisme, l’ont fait progressivement par lassitude ou frustration de la vanité de leurs efforts d’intégration. Moi-même, soumis à la théorie de l’échec, confronté à ce plafond de verre forgé, je tombe. Qui me ramassera ? Cracherai-je dans la main islamique qui se tend ?




Mes amis d’enfance qui ont fait ce choix sont le centre de leur système. Certains ont été propulsés au statut de sages et sont consultés par des personnes de la région parisienne tout entière. Serais-je dans cet état de dépression identitaire à la veille de ces élections ? J’ai peur, non pas de devenir Islamiste, cela me semble impossible pour celui qui a lu Descartes, mais d’avoir à me battre avec eux pour vivre ici. J’entends sourdre d’ici ou là les argumentaires de la lutte contre l’endogamie : elles s’appelaient Elizabeth cascade et Ambre solaire, je masque par respect pour leur anonymat deux femmes que j’ai profondément aimées et dont la famille s’est liguée pour nous séparer.




Que devons nous faire, rester célibataires ? Ne pas soigner nos peines avec celles qui n’auront pas à affronter leur clan pour nous donner leur amour ? Je ne savais pas ce que c’était que d’être considéré comme un fils, mon père ayant été pour moi un prédateur de violence. Le bien que cela fait est une énergie vitale, ne pas avoir ce clan à portée de main me manque, j’aimerais tant être avec eux.




Si les cruches de la jet Set partiront se réfugier à Monaco ou en Suisse, moi je partirai au Maroc, pays à qui je demande officiellement le statut de réfugié identitaire. L’Algérie étant morte avec la concorde civile qui a mis un terme à toute poursuite judiciaire contre ses assassins. Il n’y a que des fantômes, l’échine brisée par la peur et la menace islamiste et gouvernementale, j’ai envie de dire "gouverne le mental", à un tel point que rien ne peut y pousser. Les Attila salafistes, chiites, sunites, wahabites ou autre tartempion sorti de la libre interprétation du Coran vont faire basculer toutes leurs populations dans les affres de la guerre. Peut-on changer les choses, leur course inexorable ?

Je crois en fait que l’Europe n’a plus d’argent, et que les arabes en ont trop. Ils vont payer cher le pétrole qu’ils nous ont vendu. Nous, ici, ne risquons que des ratonades ou des lynching roads sporadiques et populaires qui fleureront bon l’apéro saucisson pinard. Les méfaits de la guerre sur les populations civiles qui subissent tout de même des drames injustifiables, faits que nous avons tort de scruter avec l’œil de l’amalgame, il est temps de trier le bon grain de l’ivraie… Le monde arabe doit payer sa rançon pour que nous vivions ici et c’est bien pour cela qu’il faut nous préparer au pire car cela n’arrivera pas. La zakat ira aux bandits.




Je n’ai pas les moyen de vous acheter, j’écris vainement depuis des années, j’y met mes tripes, mon cœur et ma raison. Enfant, j’espérais tant vous plaire et je n’y suis pas parvenu. Pardon à mes amis, je ne les oublie pas mais eux savent tout le bien que je nous veux. Je crois que je me meurs, que je me mue en fantôme, mon cœur continue mais ma foi en ce nous n’en peut plus. Je ne veux plus être l’objet stérile que l’on se fait de mon identité. Les élections à venir frapperont sur toutes les têtes de la désintégration. Puisque c’est un fond de commerce électoral utile au plus grand nombre des idiots inutiles de la République française.

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